La 11e Revue annuelle des réformes, politiques, programmes et projets communautaires de l’UEMOA s’est tenue ce mardi 5 mai 2026 à Ouagadougou, sous la co‑présidence du Président de la Commission de l’Union, Abdoulaye Diop, et du ministre de l’Économie et des Finances du Burkina Faso, Dr Aboubakar Nacanabo. L’exercice a confirmé la constance du pays dans la mise en œuvre des réformes communautaires.
La session de Ouagadougou a permis d’examiner les conclusions des travaux techniques réalisés du 5 au 7 novembre 2025 par les experts de l’UEMOA et ceux du Burkina Faso. Ces travaux portaient sur l’état d’avancement des réformes, politiques, programmes et projets financés par les organes de l’Union, ainsi que sur les recommandations formulées pour renforcer leur efficacité.
En 2025, le Burkina Faso a affiché un taux de mise en œuvre des réformes de 88,7 %, confirmant sa constance et sa détermination à respecter les engagements communautaires. Cette performance a été saluée par le Président de la Commission de l’UEMOA, qui a souligné la régularité du pays dans l’application des textes et des politiques de l’Union.
Au total, 145 textes ont été évalués, ainsi que trois projets et programmes communautaires, dont un dans le secteur de l’élevage et deux dans le domaine de l’énergie. Ces résultats traduisent une volonté de consolider la gouvernance économique et financière, de renforcer le marché commun et de poursuivre les réformes sectorielles.
La revue annuelle constitue un instrument essentiel de suivi et d’évaluation des politiques communautaires. Elle permet de mesurer les progrès réalisés par les États membres, d’identifier les défis persistants et de proposer des ajustements pour améliorer l’intégration régionale.
La performance du Burkina Faso illustre la capacité des pays de l’UEMOA à maintenir une trajectoire de réformes, malgré un contexte régional marqué par des défis sécuritaires et économiques.
La rencontre de Ouagadougou a réaffirmé l’importance de la coopération entre les organes de l’Union et les États membres pour consolider les acquis et accélérer la mise en œuvre des projets structurants. Les réformes dans les secteurs clés, tels que l’énergie et l’élevage, sont appelées à jouer un rôle déterminant dans le développement durable et la résilience économique du Burkina Faso.
Moussa Traoré
