Le ministre de l’Énergie et de la Transition verte, John Abdulai Jinapor, a présenté un état des lieux des interventions en cours dans le secteur de l’électricité au Ghana, dans le cadre de la série sur les responsabilités du gouvernement. Son exposé a mis en lumière à la fois les mesures de rétablissement immédiates et les actions structurelles engagées pour assurer une fourniture fiable d’énergie.
Le ministre a confirmé la remise en service de deux unités de la centrale hydroélectrique d’Akosombo, ajoutant environ 280 MW au réseau national. Une troisième unité devrait bientôt contribuer 140 MW supplémentaires, et l’ensemble des six unités est attendu en pleine opération d’ici la fin de la semaine.
Il a salué les équipes techniques pour leur efficacité : « Grâce à des interventions techniques d’urgence et à une détermination pure, la deuxième unité a été mise en place et produit de l’électricité. »
Au-delà des urgences, John Jinapor a souligné les fragilités structurelles du réseau. De nombreux transformateurs vieillissants peinent à répondre à la demande croissante, conséquence de plusieurs années de sous-investissement. Cette situation nécessite des investissements soutenus pour moderniser les équipements et renforcer la résilience du système.
En réponse à l’incendie survenu au centre de contrôle électrique d’Akosombo, le ministre a demandé au directeur général de GRIDCo de se retirer temporairement, le temps des enquêtes. Par ailleurs, un remaniement majeur a été annoncé au sein de la compagnie d’électricité du Ghana (ECG) dans la région Ashanti, signe d’une volonté de renforcer la gouvernance et la responsabilité dans le secteur.
Réaffirmant la détermination des autorités, John Jinapor a déclaré : « Nous restons pleinement déterminés à rétablir la normalité dans les plus brefs délais et à fournir une fourniture d’électricité fiable à chaque Ghanéen. »
Ce message traduit l’ambition du gouvernement de restaurer la confiance des citoyens et de garantir une énergie stable, indispensable au développement économique et social.
Aminata Dembélé
