Le Premier ministre malien de Transition, Général de Division Abdoulaye Maïga, a présidé ce dimanche 22 mars 2026 la cérémonie officielle marquant la Journée mondiale de l’eau. Placée sous le thème « L’eau, source d’égalité », cette édition met en lumière les disparités persistantes dans l’accès à l’eau potable, qui touchent de manière disproportionnée les femmes et les jeunes filles.
Selon un rapport d’ONU-Femmes publié en 2023, près de 380 millions de femmes et de filles soit 9,5 % de la population féminine mondiale vivent déjà dans des zones de stress hydrique élevé ou critique. Les projections annoncent une aggravation de 674 millions de femmes pourraient être concernées dans 33 pays d’ici 2050.
Par ailleurs, dans 53 pays, les femmes et les filles consacrent chaque jour 250 millions d’heures à la collecte de l’eau, soit trois fois plus que les hommes et les garçons. Ces chiffres traduisent une réalité sociale lourde de conséquences sur l’éducation, la santé et l’autonomisation.
Dans son allocution, le Chef du gouvernement a rappelé que l’accès universel à l’eau potable est consacré par l’article 10 de la Constitution du 22 juillet 2023. Il a souligné que cette priorité s’inscrit dans la vision du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, qui place les infrastructures hydriques au cœur de ses actions sociales, conformément au Plan d’Actions Gouvernemental (PAG) 2025-2026.
Le Premier ministre a évoqué plusieurs initiatives en cours notamment l’adoption prochaine d’une politique nationale de l’eau, la construction de stations de traitement pour renforcer les forages et les branchements sociaux, la mise en synergie des acteurs pour une gestion intégrée et durable des ressources hydriques. Il a insisté sur la nécessité de prévenir le gaspillage et de promouvoir une utilisation rationnelle de l’eau, ressource vitale mais limitée, afin d’éviter les tensions et conflits liés à sa rareté.
Khadidiatou M. Maïga
