ECONOMIESEconomiesSituation monétaire dans l’UEMOA: une dynamique contrastée au troisième trimestre 2025

Situation monétaire dans l’UEMOA: une dynamique contrastée au troisième trimestre 2025

La Direction de la prévision et des études économiques, dans son rapport de conjoncture économique régionale (Note n°69, 3e trimestre 2025), met en évidence une évolution contrastée de la situation monétaire au sein de l’Union. Les données révèlent une progression globale de la masse monétaire, mais aussi des disparités notables entre les États membres, ainsi que des ajustements dans les actifs extérieurs nets.

Au terme du troisième trimestre 2025, la masse monétaire de l’UEMOA a augmenté de 447,2 milliards FCFA (+0,8 %). Le rapport indique que cette progression est attribuée à l’accroissement des disponibilités monétaires dans plusieurs pays, notamment en Côte d’Ivoire (+467,9 mds, soit +2,2 %), au Mali (+257,0 mds, soit +5,7 %), au Burkina Faso (+204,8 mds, soit +3,3 %), au Bénin (+16,7 mds, soit +0,4 %) et en Guinée-Bissau (+6,0 mds, soit +1,1 %). À l’inverse, certains pays ont enregistré des baisses, comme le Mali (-109,1 mds, soit -5,1 %), le Niger (-68,6 mds, soit -1,4 %), le Sénégal (-62,5 mds, soit -0,6 %) et le Togo (-8,0 mds, soit -0,36 %).

Le rapport souligne également que les actifs extérieurs nets de l’Union se sont contractés de 222,9 milliards FCFA, soit une baisse relative de 1,6 % par rapport au trimestre précédent. Cette diminution est principalement liée aux baisses enregistrées au Sénégal (-347,8 mds, soit -13,4 %), au Bénin (-256,8 mds, soit -16,1 %), au Togo (-190,5 mds, soit -15,8 %) et au Niger (-73,3 mds, soit -17,3 %). Ces reculs ont été partiellement compensés par les hausses relevées en Côte d’Ivoire (+575,9 mds, soit +11,3 %), au Mali (+27,3 mds, soit +15,4 %), au Burkina Faso (+24,5 mds, soit +1,0 %) et en Guinée-Bissau (+17,8 mds, soit +7,0 %).

Les créances du secteur bancaire sur les autres secteurs de l’économie (hors administrations publiques) ont progressé de 615,9 mds (+1,8 %). Cette hausse est portée, toujours selon le rapport, par la Côte d’Ivoire (+382,9 mds, soit +3,0 %), le Sénégal (+202,3 mds, soit +2,9 %), le Burkina Faso (+47,1 mds, soit +1,1 %), le Bénin (+34,0 mds, soit +1,1 %) et le Togo (+28,8 mds, soit +1,7 %). En revanche, des baisses ont été constatées au Niger (-74,8 mds, soit -5,5 %), au Mali (-3,8 mds, soit -0,1 %) et en Guinée-Bissau (-0,6 mds, soit -0,4 %).

Le rapport explique enfin que les créances nettes du secteur bancaire sur les administrations centrales se sont établies à 15 935,0 mds, contre 15 197,3 mds au trimestre précédent, soit une hausse de 737,7 mds. Cette évolution correspond à une dégradation relative de 4,9 % de la position nette des administrations centrales auprès du secteur bancaire.

Les hausses les plus significatives ont été relevées au Sénégal (+255,8 mds, soit +7,1 %), au Bénin (+178,6 mds, soit +360,0 %), au Niger (+116,8 mds, soit +17,3 %) et au Togo (+97,3 mds, soit +17,7 %). Des augmentations plus modérées ont été observées au Mali (+46,4 mds, soit +2,2 %), en Côte d’Ivoire (+31,6 mds, soit +0,4 %) et au Burkina Faso (+20,9 mds, soit +2,5 %). Seule la Guinée-Bissau (-9,8 mds, soit -6,0 %) a enregistré une amélioration de la position nette de ses administrations centrales auprès du secteur bancaire.

Khadidiatou M. Maïga

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Contenu exclusif

Derniers Articles

Plus d'articles