Le ministre de l’Économie et des Finances, Dr Aboubakar Nacanabo, a reçu, ce mercredi 14 janvier 2026, un chèque d’une valeur de 18 398 170 F CFA des mains de l’architecte burkinabè de renommée internationale, Diébédo Francis Kéré, lauréat du prestigieux prix Pritzker en 2022. Cette somme correspond aux honoraires issus de la construction du Mausolée Thomas Sankara et de ses 12 compagnons, récemment érigé en hommage aux figures emblématiques de la révolution burkinabè.
Par ce don, Francis Kéré concrétise une promesse faite au Premier ministre : reverser l’intégralité de ses honoraires de suivi et de contrôle de l’infrastructure au Fonds de soutien patriotique (FSP). Ce fonds, créé pour accompagner l’effort de paix et de défense nationale, bénéficie ainsi d’une contribution hautement symbolique. L’architecte a expliqué que son geste s’inspire directement de l’engagement du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, à bâtir une nation prospère et résiliente, capable de se défendre face aux défis sécuritaires. Pour lui, l’architecture ne se limite pas à l’esthétique des bâtiments : elle participe aussi à la construction d’une mémoire collective et d’un avenir commun.
En réceptionnant le chèque, le ministre de l’Économie et des Finances a salué l’acte de Francis Kéré, qu’il a qualifié de hautement patriotique. Selon Dr Nacanabo, ce geste illustre les valeurs de solidarité, d’entraide et de responsabilité citoyenne, essentielles pour renforcer la cohésion nationale. Il a également rappelé que le Fonds de soutien patriotique repose sur la participation volontaire des Burkinabè et des amis du Burkina, chacun contribuant selon ses moyens à l’effort de paix. L’initiative de Francis Kéré, personnalité reconnue sur la scène internationale, constitue un exemple inspirant pour les citoyens et les partenaires du pays.
Au-delà du montant versé, l’acte de Francis Kéré revêt une portée morale et symbolique. En choisissant de céder ses honoraires, l’architecte inscrit son œuvre dans une démarche de mémoire et de solidarité nationale. Le Mausolée Thomas Sankara et de ses compagnons, dont il a assuré la conception et le suivi, devient ainsi non seulement un lieu de recueillement, mais aussi un symbole de l’unité et de la résilience du peuple burkinabè.
Moussa Traoré
