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Nouvel An 2026: Tiani et Traoré placent l’économie au cœur de la souveraineté sahélienne

À l’orée de 2026, les chefs d’État de l’Alliance des États du Sahel (AES) ont profité de leurs messages de Nouvel An pour dresser un état des lieux et tracer les grandes orientations de l’année à venir. Si la sécurité demeure une préoccupation majeure, leurs allocutions ont révélé un autre axe central : l’économie comme levier de souveraineté et de dignité nationale.

Le président de la transition nigérienne, le général Abdourahamane Tiani, a mis en avant une vision de rupture et de refondation. Il a insisté sur la nécessité de reprendre la main sur la gestion des richesses nationales, en particulier dans les secteurs stratégiques tels que l’agriculture, l’énergie et les mines. Pour lui, les sanctions et pressions internationales ne constituent pas seulement des obstacles, mais des catalyseurs pour renforcer l’autonomie du Niger. Tiani a également souligné l’importance de redistribuer équitablement les fruits de la croissance afin de réduire les disparités et de restaurer la confiance entre l’État et les citoyens. Son discours s’est voulu porteur d’une ambition structurelle : bâtir une économie résiliente, capable de résister aux chocs externes et de soutenir durablement la souveraineté nationale.

De son côté, le capitaine Ibrahim Traoré, à la tête du Burkina Faso, a adopté un ton plus mobilisateur et solidaire. Il a salué la capacité des Burkinabè à affronter une année difficile, marquée par les défis sécuritaires et économiques. Traoré a appelé à une union nationale autour des efforts de développement, en mettant l’accent sur les secteurs agricoles et industriels comme moteurs de croissance. Le rôle de la diaspora et des fonds de résilience a été mis en avant comme soutien indispensable à l’économie nationale. Pour 2026, il projette une dynamique de reconstruction et de croissance endogène, fondée sur les ressources internes et l’unité nationale. Les deux discours traduisent une volonté commune : transformer l’économie en instrument de souveraineté.

À la lumière de ces allocutions, Tiani et Traoré partagent la conviction que l’indépendance économique est la clé de la stabilité politique et sociale. Le Niger met l’accent sur la refondation institutionnelle et la gestion autonome des ressources, tandis que le Burkina Faso privilégie la mobilisation populaire et la solidarité nationale.

En définitive, ces messages dessinent les contours d’une économie sahélienne en reconstruction, portée par la volonté de rompre avec les dépendances extérieures et de bâtir un modèle endogène. Entre refondation et mobilisation, les visions de Tiani et Traoré convergent vers un même horizon : l’indépendance et la dignité des peuples du Sahel.

Khadidiatou M. Maïga

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