La Côte d’Ivoire a franchi une nouvelle étape dans son ouverture économique internationale avec la relance officielle des activités de la Chambre de commerce suisse (SwissCham). Cette reprise constitue un signal fort adressé aux investisseurs.
Lors de son intervention, le ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Adama Coulibaly, a invité les opérateurs économiques suisses à saisir les opportunités offertes par la Côte d’Ivoire, mettant en avant la solidité de son économie et sa notation « BB+ », parmi les meilleures du continent.
« Notre objectif est qu’au bout de deux à trois ans, nous puissions atteindre le grade Investment Grade, ce qui ferait de la Côte d’Ivoire un pays pionnier en Afrique », a-t-il affirmé.
Le ministre a souligné les atouts du pays : une croissance de 6,5 % en 2025, une gestion budgétaire rigoureuse ayant réduit le déficit de 6 % à 3 %, une inflation maîtrisée à moins de 1 %, et une stabilité politique renforcée. Autant de facteurs qui créent un environnement propice aux investissements. « Le moment d’investir, c’est maintenant. Ceux qui viendront plus tard risquent de ne plus avoir de place », a-t-il insisté.
La ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, Nialé Kaba, a présenté les grandes lignes du Plan national de développement (PND) 2026-2030, d’un montant de 170 milliards d’euros, dont 70 % sont attendus du secteur privé. Ce plan illustre la volonté du gouvernement de renforcer le partenariat public-privé et d’accélérer la transformation économique.
De son côté, le vice-président de la Confédération suisse, Ignazio Cassis, s’est réjoui de la reprise des activités de la SwissCham et a salué la dynamique économique ivoirienne.
« Nous avons aujourd’hui plus de 45 entreprises suisses présentes, ce qui témoigne de la croissance économique de la Côte d’Ivoire, avec un taux supérieur à 6 %. Cela s’inscrit parfaitement dans une logique de partenariat gagnant-gagnant », a-t-il déclaré.
Khadidiatou Maïga
