Le Président de la Transition, Assimi Goïta, a décrété la période 2026-2027 “Année de l’éducation et de la culture”, lors de la cérémonie de présentation des vœux du Nouvel An au Palais de Koulouba. Cette initiative, inscrite dans la vision Mali kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma et la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable 2024-2033, place l’investissement dans le capital humain et la valorisation culturelle comme leviers essentiels de la prospérité économique et sociale du pays.
Dans son allocution, le Premier ministre Abdoulaye Maïga a dressé un bilan des réalisations depuis sa nomination en novembre 2024. Il a mis en avant le renforcement des Forces armées et de sécurité, la modernisation des équipements, la reprise progressive de l’administration dans les zones libérées.
Sur le plan économique et social, il a insisté sur les efforts pour soutenir la résilience agricole, développer les infrastructures énergétiques et hydrauliques, stimuler l’emploi et l’auto-emploi, digitaliser l’administration et lutter contre la corruption, mettre en place des mesures d’urgence face aux crises énergétique et alimentaire. Ces actions traduisent une volonté de consolider la souveraineté économique et de renforcer les bases d’un développement durable.
Répondant aux vœux du Gouvernement, le Président de la Transition a souligné que l’éducation et la culture ne sont pas seulement des piliers sociaux, mais aussi des vecteurs économiques stratégiques.
« Investir dans le capital humain est la condition première de la prospérité partagée », a-t-il affirmé. L’objectif est de former un citoyen compétent et responsable, capable de contribuer à la compétitivité nationale et à l’intégration régionale. La culture, considérée comme force de cohésion et de souveraineté, doit être intégrée dans les programmes éducatifs afin de renforcer l’identité nationale et stimuler les industries culturelles, créatrices de valeur et d’emplois.
Le Chef de l’État a également rappelé la nécessité de poursuivre les réformes dans les secteurs stratégiques : énergie et eau, pour garantir l’accès universel et soutenir la productivité, agriculture, pour renforcer la sécurité alimentaire et les exportations, mines, pour accroître les recettes et diversifier l’économie. Ces orientations visent à bâtir une prospérité inclusive et durable, en plaçant l’éducation, la culture et le capital humain au centre de la stratégie nationale.
En décrétant 2026-2027 “Année de l’éducation et de la culture”, le Président Assimi Goïta inscrit le Mali dans une trajectoire où développement économique et investissement social se rejoignent. L’école et la culture deviennent ainsi des instruments de croissance, de stabilité et de souveraineté, appelant à une mobilisation collective de l’État, des collectivités, du secteur privé et des partenaires au développement.
Souleymane Coulibaly
