Le samedi 28 mars 2026, au Conseil National de la Transition (CNT), la Ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Mariama Ciré Sylla, a présenté les grandes orientations de la Loi de Finances Initiale (LFI) 2026. Cet exercice de transparence traduit la volonté d’une Guinée engagée sur la voie d’une croissance vigoureuse, inclusive et durable, portée par la vision stratégique Simandou 2040.
Malgré un environnement international contraignant, la Guinée parvient à maintenir une trajectoire économique solide. Les projections annoncent une croissance de 9,5 %, confirmant la vigueur de l’activité nationale. L’inflation, contenue à 3,5 %, traduit une maîtrise des prix et une stabilité appréciable pour les ménages comme pour les entreprises. Sur le plan budgétaire, le déficit reste limité à 2,1 % du PIB, signe d’une gestion prudente des finances publiques. Quant à la pression fiscale, elle se stabilise autour de 12,9 % du PIB, garantissant un équilibre entre mobilisation des ressources et soutien à l’activité économique. Ces indicateurs, pris ensemble, témoignent d’une gouvernance financière rigoureuse et d’une orientation claire vers une croissance durable et maîtrisée.
Les recettes globales devraient atteindre 55 858 milliards GNF, enregistrant une progression remarquable de 27,1 % par rapport à l’exercice précédent. Cette performance traduit une dynamique budgétaire soutenue et repose sur plusieurs leviers essentiels. D’abord, une mobilisation accrue des ressources intérieures témoigne de la capacité de l’État à renforcer sa base fiscale et à élargir ses moyens de financement. Ensuite, la modernisation des régies financières grâce à la digitalisation marque une avancée significative vers plus de transparence et d’efficacité dans la collecte des recettes. Enfin, la montée en puissance des revenus miniers, portée notamment par le projet stratégique Simandou, confirme le rôle central du secteur extractif dans la transformation économique du pays. Cette progression des recettes illustre une volonté claire de consolider les finances publiques tout en diversifiant les sources de croissance.
Les dépenses publiques sont projetées à 64 181 milliards GNF, soit une progression de 18,3 % par rapport à l’exercice précédent. Près de la moitié de ce montant est consacrée aux investissements structurants, ce qui traduit une orientation claire vers des secteurs à fort impact.
Ainsi, la santé et l’éducation bénéficient d’une attention particulière, confirmant la volonté de renforcer le capital humain. Les infrastructures et le transport constituent un autre axe majeur, indispensable pour soutenir la croissance et améliorer la mobilité des populations. L’effort se poursuit également dans l’accès à l’eau et au développement local, afin de répondre aux besoins essentiels des collectivités. Enfin, un appui est prévu pour les PME et la promotion du sport, témoignant d’une politique inclusive qui valorise à la fois l’entrepreneuriat et la cohésion sociale.
Cette allocation budgétaire illustre une stratégie visant à consolider les bases du développement, en investissant simultanément dans les personnes et dans les infrastructures qui soutiennent leur quotidien.
Au cœur de la stratégie nationale, le programme Simandou 2040 s’impose comme un véritable levier de diversification et de modernisation. Il associe investissements miniers et retombées sociales, dessinant les contours d’une Guinée résolument tournée vers l’avenir et soucieuse d’ancrer sa croissance dans la durabilité.
« Ce budget est un instrument de souveraineté économique et une feuille de route opérationnelle », a déclaré la Ministre Mariama Ciré Sylla, réaffirmant l’ambition de bâtir une économie résiliente, capable de répondre aux aspirations des citoyens.
La mise en œuvre de la Loi de Finances Initiale 2026 repose sur une discipline stricte et une orientation claire vers les résultats. L’objectif est d’assurer un impact concret sur les conditions de vie des populations, en transformant ce cadre financier en un véritable outil de progrès social et économique.
Souleymane Coulibaly
