Lors du Conseil des ministres du mercredi 4 février 2026, le Gouvernement ivoirien a donné son accord pour la construction d’une mine d’or à Doropo, dans le département de Bouna. Cette initiative s’inscrit dans la stratégie nationale visant à renforcer le développement de l’industrie aurifère et à accroître la contribution du secteur minier à la croissance économique du pays.
Le projet prévoit une production totale de 59 tonnes d’or, avec une moyenne annuelle estimée à 6,43 tonnes. Ce niveau de production place Doropo parmi les projets miniers les plus ambitieux de la Côte d’Ivoire, confirmant la volonté du pays de consolider sa position dans le paysage aurifère régional et international.
Au-delà de la production, la mine de Doropo aura un impact significatif sur l’emploi et le développement local. Selon le communiqué du Conseil des ministres, la phase de construction mobilisera environ 1 600 emplois directs, tandis que la phase d’exploitation générera 800 emplois directs. Ces retombées devraient stimuler l’économie locale, améliorer les conditions de vie des populations et renforcer l’attractivité de la région de Bouna.
Le Gouvernement présente ce projet comme une illustration de sa volonté de bâtir une souveraineté productive, en diversifiant les sources de revenus et en valorisant les ressources naturelles nationales. L’exploitation de Doropo s’inscrit dans une politique plus large de modernisation du secteur minier, visant à accroître les recettes publiques, attirer davantage d’investissements et consolider la place de la Côte d’Ivoire sur le marché mondial de l’or.
Avec l’approbation de cette mine, la Côte d’Ivoire franchit une étape décisive dans le développement de son industrie aurifère. Le projet de Doropo est appelé à devenir un pilier stratégique, non seulement pour l’économie nationale, mais aussi pour l’intégration régionale et la compétitivité du secteur minier ouest-africain.
Aminata Dembélé
