Dans un article de Jeune Afrique, nos confrères expliquent en détail les indices boursiers africains qui ont explosé en 2025 et battu tous les records de progression annuelle. Alors que les Bourses européennes, américaines et asiatiques ont connu une année 2025 très difficile, celles du continent africain n’ont pas traversé cette crise.
Selon l’article, les principaux indices boursiers africains ont progressé et battu plusieurs records : « Le premier d’entre eux, le JSE all shares qui rassemble les actions cotées à la Bourse de Johannesburg, a gagné 38 %, une première depuis 20 ans », précise l’article. La Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM), basée à Abidjan, vient en deuxième position dans ce palmarès. Selon Jeune Afrique, en milieu d’année, le BRVM Composite, qui reflète la performance de toutes les actions cotées sur la BRVM, a franchi la barre symbolique des 300 points pour finir à 345,75 points.
Le site panafricain poursuit en précisant qu’à Casablanca, la capitalisation boursière a franchi les 1 000 milliards de dirhams (1 041 milliards, environ 97,3 milliards d’euros). Idem pour la Bourse nigériane qui, selon Jeune Afrique, a attendu le 5 janvier 2026 pour dépasser le cap symbolique des 100 000 milliards de nairas (59,5 milliards d’euros environ), grâce à son indice phare qui a progressé de 51 %.
Outre Abidjan, Casablanca et Lagos, Jeune Afrique cite aussi d’autres capitales africaines qui ont participé au boom des Bourses africaines en 2025.
« Les autres grandes places ne sont pas en reste. Le Caire et Nairobi, par exemple, affichent des performances à deux chiffres : +38 % pour la première, et +45 % pour la seconde. Dans ces deux cas, la jugulation de l’inflation et la baisse des taux couplées à une reprise économique ont permis aux investisseurs de revenir fréquenter les salles de marchés », ajoute le journal.
Jeune Afrique affirme que la première place financière du continent, qui revient à Johannesburg, s’explique par les matières premières.
« L’Afrique du Sud a de son côté principalement bénéficié de la forte hausse du prix des matières premières, dont l’or. Parmi les cinq titres qui ont le plus progressé en 2025, quatre appartiennent à des groupes miniers : Eastern Platinum (+313 %), Sibanye Stillwater (+304 %), Northam Platinum (+246 %) et AngloGold Ashanti (+240 %) », explique-t-il.
Pour Casablanca, Jeune Afrique indique que ce sont les grands travaux en vue de la co-organisation de la Coupe du monde de football 2030 qui ont logiquement porté les sociétés du BTP cotées à la Bourse de Casablanca.
« L’indice Bâtiment et matériaux de construction a augmenté de 30 %, contre 27,5 % pour le MASI. Les poids lourds de la place tiennent également leur rang. Le minier Managem, 3e capitalisation de la place, a vu son titre s’envoler (+121,5 %), quand le leader en termes de capitalisation, Attijariwafa bank, se situe dans la moyenne avec une hausse de 28,31 % », souligne l’article.
Pour la BRVM, l’article de Jeune Afrique explique que c’est la modernisation qui a gagné en attractivité.
« Du côté de la BRVM, les plus fortes progressions indiquent une diversité des secteurs qui témoignent du dynamisme de la place boursière, traditionnellement portée par son secteur bancaire. » Le site panafricain note que la vente par le géant mondial Unilever de sa filiale ivoirienne à un groupe local, Carré d’Or, a boosté le titre.
Néanmoins, nos confrères ont précisé des zones d’ombre malgré la montée fulgurante de la BRVM.
« Malgré la présence de huit pays, la BRVM aura été en 2025, essentiellement, la place boursière de la Côte d’Ivoire. La dette cachée du Sénégal, deuxième économie de la zone, et la scission politique de plus en plus marquée entre les pays de l’Alliance des États du Sahel (Niger, Burkina Faso et Mali) et leurs voisins ont mis en relief la bonne santé ivoirienne », dit l’article.
Souleymane Coulibaly
