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Grande interview de Bassirou Diomaye Faye: un réalisme économique assumé face aux défis du Sénégal

Dans sa grande interview accordée début mai 2026, le président Bassirou Diomaye Faye a livré une vision économique empreinte de pragmatisme. Tout en réaffirmant son attachement à la souveraineté nationale, il a reconnu que le Sénégal ne peut durablement se passer du soutien du Fonds monétaire international (FMI), dont l’appui constitue un gage de crédibilité et un levier essentiel pour mobiliser des financements à long terme.

Le président a souligné que les ressources mobilisées sur le marché régional, bien qu’importantes, ne suffisent pas à couvrir les besoins massifs liés aux projets structurants. Les ambitions du Sénégal en matière d’infrastructures, d’industrialisation et de modernisation agricole nécessitent des financements concessionnels, à faibles taux et sur des maturités longues.

Il a insisté sur le fait qu’un programme avec le FMI ne doit pas être perçu comme une dépendance, mais comme un instrument stratégique permettant de réduire les primes de risque et de renforcer la confiance des investisseurs.

Bassirou Diomaye Faye a mis en avant le rôle du FMI comme label de confiance. Dans un contexte mondial marqué par l’incertitude, l’appui du Fonds ouvre l’accès à des capitaux privés à moindre coût et facilite la mobilisation de financements complémentaires auprès de la Banque mondiale, de la BAD et d’autres partenaires.

Cette ouverture traduit une inflexion réaliste : reconnaître que l’ancrage auprès du FMI est indispensable pour sécuriser les investissements directs étrangers et soutenir la trajectoire de croissance du pays.

Le président a relié cette orientation à l’Agenda Sénégal 2050, qui vise à transformer le pays en économie émergente. Les financements longs sont indispensables pour soutenir les projets d’énergie, de transport et d’agriculture, tout en réduisant les déficits chroniques de la balance commerciale. Il a rappelé que la diversification économique et la maîtrise de l’endettement restent des priorités, afin que la croissance se traduise en progrès social tangible et inclusif.

Khadidiatou Maïga

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