Après plusieurs mois marqués par une pénurie persistante de carburant, les dernières semaines ont apporté un souffle nouveau. Les stations-service, longtemps désertées ou assiégées par de longues files d’attente, bénéficient désormais d’un ravitaillement régulier et en quantité suffisante. Cette évolution traduit une amélioration tangible dans la gestion de l’approvisionnement énergétique du pays.
Les autorités de transition, en particulier les responsables militaires, avaient annoncé une série de mesures visant à sécuriser et rationaliser la distribution de carburant. Cette stratégie, axée sur un contrôle plus strict des circuits d’importation et de distribution, semble avoir produit les résultats escomptés. Les stations sont mieux desservies et la population constate une disponibilité accrue du produit.
Dans les rues de Bamako comme dans les régions, les Maliens expriment leur satisfaction. Pour beaucoup, cette amélioration représente non seulement un soulagement économique, mais aussi une garantie de stabilité dans leur quotidien. Transporteurs, commerçants et ménages saluent une avancée qui allège les tensions et redonne confiance.
« On voit que les autorités ont pris des mesures efficaces. Bien sûr, il faut rester vigilant, mais cette amélioration redonne confiance. C’est une bonne nouvelle pour tout le pays », souligne Souleymane, étudiant.
« Ces derniers jours, je peux enfin travailler sans craindre de tomber en panne sèche. Les files d’attente ont diminué et je gagne du temps. Cela change beaucoup pour nous, les transporteurs », confie un taximan.
« Quand le carburant manquait, tout devenait plus cher : le transport des marchandises, les prix au détail… Aujourd’hui, je ressens un vrai soulagement. Les clients aussi sont contents », se réjouit Aïssata, commerçante.
Si cette embellie est saluée, elle reste néanmoins fragile. Les observateurs rappellent que la pérennité de l’approvisionnement dépendra de la capacité des autorités à maintenir ce rythme et à anticiper les fluctuations du marché international. La crise de carburant a montré combien la dépendance énergétique demeure un enjeu stratégique pour le pays.
Khadidiatou M. Maïga
