A LA UNESénégal: Ousmane Sonko rejette à nouveau toute idée de restructuration de la...

Sénégal: Ousmane Sonko rejette à nouveau toute idée de restructuration de la dette publique

Le chef du gouvernement sénégalais, Ousmane Sonko, a réaffirmé ce jeudi 8 janvier 2026 son refus catégorique de toute restructuration de la dette publique, estimée à 119 % du PIB. Une déclaration ferme qui traduit une position tranchée face aux pressions du Fonds monétaire international (FMI).

Cette prise de position intervient en marge de la visite de travail et d’amitié du Premier ministre mauritanien, El Moctar Ould Djay, au Sénégal les 8 et 9 janvier 2026. Les deux chefs de gouvernement ont tenu une séance de travail élargie, conclue par un communiqué conjoint. À cette occasion, Ousmane Sonko est revenu sur le dossier sensible de la dette publique, qualifié de « bras de fer » entre Dakar et le FMI.

 « Nous ne pouvons pas comprendre qu’on veuille nous imposer une restructuration », a déclaré le Premier ministre sénégalais devant la presse, à l’issue de cette rencontre bilatérale. Pour lui, le Sénégal a démontré sa capacité à gérer la crise et se trouve en droit de refuser toute solution perçue comme un diktat extérieur.

Le chef du gouvernement a rappelé que son équipe a hérité d’une situation économique « presque catastrophique » du régime précédent, marqué par une dette publique de 119 % du PIB et un déficit budgétaire avoisinant 13 %.

« La réalité des chiffres est désormais établie et validée par l’ensemble des institutions nationales ainsi que par les partenaires bilatéraux et multilatéraux », a-t-il précisé, tout en soulignant qu’aucun responsable politique ne souhaiterait voir le pays dans une telle situation.

En rejetant une nouvelle fois l’option de restructuration, Ousmane Sonko confirme la ligne de conduite de son gouvernement : défendre la souveraineté économique du Sénégal et affirmer sa capacité à surmonter les défis financiers sans céder aux injonctions extérieures.

Cette posture diverge des appréciations de plusieurs spécialistes économiques qui considèrent qu’un réaménagement de la dette qu’il s’agisse d’un étalement des échéances ou d’une suspension provisoire des paiements offrirait un répit aux finances publiques.

Khadidiatou M. Maïga

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Contenu exclusif

Derniers Articles

Plus d'articles